Pour 25 000 milliards de dollars…
Dans la presse (qui ment, mais pas toujours….) on apprend que les spéculateurs ont flambé l’équivalent de deux fois le PIB des USA, et ce depuis le début de l’année. Au rythme où ca va, on imagine bien que ce n’est qu’un début. Ca donne le tournis. 25 000 milliards de dollars. Ca fait une somme, hein, tout de même. Alors, bien sûr, tout cela est virtuel. On n’imagine pas les traders de Wall Street allumer un grand feu de joie et danser la sarabande autour d’un tas de biftons verts enflammés. Tout ce passe à coup de clics et de bytes.
Ouaip.
Sauf que les conséquences, elles, elles ne sont pas virtuelles pour tout le monde.
Ben oui, ces traders, et surtout les gens pour qui ils bossent, ben ça leur fait,tout de même un petit trou dans leur budget. On imagines d’ici la scène: “Chèri, est ce bien raisonnable de faire agrandir notre chalet à Gstaad en ce môment ?”. On sort les mouchoirs, mais pas pour longtemps. Car, enfin, voilà une cause qui a su émouvoir et toucher l’âme sensible des dirigeants de la planète.
Pour que Warren Buffet et ses potes puissent agrandir leurs chalet à Gstaad et renouveler leurs yachts, ces grands humanistes n’ont pas besoin de monter des concerts à Wembley et autres joyeuseté du Charity Bizness.
Non, il y a bien plus simple, on continue comme on a toujours fait: On prend dans la poche de pauvres (et des un peu moins pauvres) pour mettre dans celles des riches. Il y a meme un outil idoine pour çà, les Etats.
Et oui, pour ceux qui avaient encore quelques illusions sur la nature des états, c’est un triste réveil. Alors qu’au nom du “serrage_de_ceinture_nécessaire” ils suppriment des emplois socialement utiles, qu’ils traquent les chômeurs, culpabilisent les retraités, dans le même mouvement, ils trouvent dans “les caisses vides” des centaines de milliards d’euros, de dollars, de livres, yens… pour voler au secours des requins de la finance.
Et ce pognon, c’est directement dans nos poches qu’ils le prennent, soit par l’impôts (TVA, TIPP, etc…), soit en attaquant ce qui reste de droits sociaux qu’ils n’ont pas encore eu le temps de massacrer.
Quand on ne cesse de répeter que ce système est foncièrement parasitaire, c’est pas seulement une vue de l’esprit. C’est tout les jours que les Sarkozy, Merkel, Bush et compagnies jouent les Robin des bois, mais dans l’intérêt exclusif des classes dirigeantes.
Il serait temp qu’on arrete de se laisser faire, non ? Parce qu’en face, eux, ils savent très bien ce qu’ils font.
Bon, sinon, je ne sais pas ce que vous faites le 6 novembre, mais l’endroit où il faudra être, c’est là









