En taule à Chang Mai.
Chang Mai est très agréable. J’avais déjà évoqué le climat dans le précédent billet, c’est pour l’instant ce que j’ai eu de mieux en Thaïlande: soleil, température supportable et pas trop d’humidité dans l’air.
Chang Mai, c’est la capitale du nord de la Thaïlande, 160 000 habitants, ancienne cité fortifiée, bordée de restes de remparts et de douves. La ville compte autant de temples que Bangkok sur un espace beaucoup plus réduit. Ce qui fait qu’on en croise quasiment dans chaque rue.
L’hôtel où j’ai débarqué hier ouvrait juste ses portes, les ouvriers s’affairant encore toute la soirée pour fignoler deux trois trucs. Il est géré par SK Guesthouse & Travel, qui a une certaine renommé chez les voyageurs anglosaxons, l’édition anglaise du Lonely Planet recommandant chaudement cette agence pour l’organisation des trekk dans les montagnes environnantes. J’en ai profité pour réserver un trekk de deux jours et une nuit pour lundi prochain. j’espères juste être dans un groupe pas trop nombreux. Nena, une forte personnalité, qui gère tout ça m’assure qu’ils ne dépassent jamais 12 personnes, ce qui me semble déjà beaucoup, surtout pour débarquer dans des villages des tribus des montagnes.
Ce matin, j’ai été réveillé en fanfare par une dizaine de moines venu bénir ce nouveau business dans une cérémonie eu centre du hall d’entrée.
En attendant lundi prochain, je traîne dans la ville. J’ai voulu donner mon sang au “Blood Center” qui est juste à coté, et j’ai été fort surpris qu’il l’ai refusé. Ils sont apparemment en excès de groupe AB+ et cherchent surtout des donneurs du groupe O. D’après ce que m’a dit la responsable du centre, pas mal de thaïs donnent leur sang, et effectivement pendant ma visite il y a eu pas mal de passage.
Je me suis offert mon premier massage traditionnel thaï, dans un
lieu assez insolite. Effectivement c’est au pénitencier des femmes que je me suis rendu! Un programme de réinsertion permet aux taulardes libérables dans les six mois de travailler dans un centre de massage, les fonds récoltés (sensiblement les même tarifs que partout ailleurs) servant à leur futur réinsertion. Outre le massage, qui était très agréable, j’y ai bien rigolé avec les prisonnières/masseuses.
Fait également un tour au marché, où les victuailles etait toutes plus appétissantes les unes que les autres. Toutes ? Non, en fait les vers et autres asticots m’ont pas donné une envie folle des les goûter.









