Phuket, paradis de machos…
Phuket ressemble bien à ce que je craignais. Une vrai horreur.
Phuket, c’ est une île, la plus grande de Thaïlande (810 km² ). Certainement la plus ravagée par le tourisme.
C’ est moche. Des McDos, Burger Kings, Pizzerias… partout. Des chantiers aussi où s’ affairent des ouvriers.
A ce qu’ on m’ a dit, ce sont des réfugiés birmans qui vivent dans des quasi bidonvilles, loin de la vue des touristes. On les voit le soir emportés par des camions (photo). Décidément, partout sur la planète on trouve un sous prolétariat étranger pour faire les sales boulots.
Patong, une des plus grosse stations balnéaires de Phuket, où je loge, est entièrement dédié aux touristes. Des anglais, australiens, allemands, francais, etc… On est hors saison touristique, mais la ville continu de tourner autour d’ eux. “Eux” et pas “elles”, parce qu’ à une écrasante majorité, les touristes que j’ ai pu croiser, c’ était des hommes, seuls ou en groupes, de toutes les tranches d’ âges. Avec pour chacun, à son bras, une thaïe plutôt jolie et plutôt jeune. Hé oui, tout se vend, tout se négocie à Phuket, surtout les femmes. Comme je dois être un des seuls occidentaux de l’ île a être vraiment seul, je me fait héler de toutes parts, devant chaque salons de massages, qui sont légions, par des femmes qui marchent dans la rue où roulent en moto. Ce n’ est que grands sourires, oeillades enflammées et invitation à entamer une conversation, qui je sens sûr prendrai très vite un tour commercial.
J’ ai bien tenté de m’ echapper en moto, à la recherche d’ endroits plus tranquilles et où me sentirais moins agressé, et j’ ai fini par trouver, à une demi-heure de moto, une petite crique où j’ ai pu admirer le coucher de soleil, peinard, sans touristes, sans prostitués.
Je suis rentré le soir à Patong, et comme j’ avais promis à Greg, je suis passé le voir à son bar. L’ enfer de Dante existe, je l’ ai vu. On a beau savoir, on est tout de même surpris. Sur une avenue entièrement dédié, des boites de nuits, des bars, des salons de massage, les sonos qui crachent les décibels, les entraîneuses qui essayent de t’ alpaguer à chaque pas. Le bar que tient Greg et ses trois potes se trouve sur Soi Tiger. Imaginer un lieu où cohabitent une trentaine de minibar. Sur chacun, une ou deux nanas en train de danser accrochées à leur barre verticale, et autour des essaim d’ entraîneuses espérant attraper le mâle en rut qui se fait rare a cette saison.
Je me suis prit une bonne cuite, je suis allé me coucher, et me suis promis de quitter au plus tôt cet enfer.
Le lendemain, jeudi, je suis allé plus dans les terres, dans le nord de l’ île, déserté par les touristes, je n’ y ai pas vu grand choses d’ intéressant, j’ en ai profité pour passer à l’ aéroport m’ acheter un billet d’ avion pour Kho Samui pour le lendemain matin. Puis retour à Patong, distante d’ une quarantaine de kms, l’ occasion de me prendre une amende pour absence de casque (300 Baths).![]()
Je rentre préparer mes bagages devant quitter l’ hôtel à 7h30 le lendemain et ressort m’ offrir un festin dans une petite gargote. Un énorme poisson aux piments, baies de poivres noirs, ail, accompagné de riz et de trois sauces différentes bien relevés (photo).
Finalement, la cuisine, ce sera la seule chose que j’ aurais apprécié à Phuket.









