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L’ours sort de sa tanière.

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C’est PARTI !

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Jeudi dernier, à Paris, un tas de gauchistes irresponsables se sont réunis à la Mutualité. Ben oui, c’etait le premier meeting du Nouveau Parti Anticapitaliste. Une brochette d’intervenants à la tribune, une paquet de monde dans la salle. Ca fais bien longtemps que feue la LCR n’a pas rassemblée autant de monde en dehors des périodes éléctorales ou mouvement social. Franchement 2500 personnes un soir de semaine, çà réchauffe.

 

Ce qui réchauffe aussi, c’est le contenu des différentes interventions. Un ouvrier des NMPP, une jeune étudiante, un syndicaliste de Renault Cléon (énorme ovation), une copine instits du 93, deux représentants de sans papiers en lutte (excellent moment) puis un facteur du 92 dont je vous laisse decouvrir la vidéo en dessous.

Bien sûr, on peut trouver à redire sur tel ou tel passage des différentes interventions, mais l’essentiel, c’est que tout le monde est ressortis gonflé à bloc. Et c’est çà qui compte.

Discours d’Olivier Besancenot

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Faut que ça pète !

Un peu partout, la colère gronde. Des milliards pour les banquiers et les actionnaires, Les usines qui ferment, le travail jusqu’à 70 ans.

Décidément ce gouvernement de guerre sociale n’a peur de rien.

Il faut vraiment que çà pète.

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Obama Mania ?

Hier, j’écoutais à la radio l’excellent troisième volet du reportage de la non moins excellente émission “Là bas si j’y suis” consacré au USA.

Pour ceux (les malheureux !) qui ne connaitraient pas cette émission, un des principes est que les auditeurs peuvent laisser des messages sur un répondeur, une séléction passant à l’antenne. Et justement, hier, en ouverture de l’émission, le premier message d’un auditeur anonyme  refletait tellement une de mes préoccupation du moment que je me suis dis qu’il fallait absolument que je partage çà (audio à écouter dessous):

 Répondeur Là bas si j’y suis

Inutile de préciser que je partage entièrement le point de vue de cet auditeur. Si ? Bon…

A quelques heures de l’élection d’un nouveau président US, une seule chose est sûre: si les éditorialistes de la presse française (qui ment, faut il encore le rappeler?) avaient le droit de vote, Obama feraient un vrai carton dans les rédactions de la presse (qui…).

Malheureusement, et comme souvent, après plusieurs mois de matraquage quotidien, on trouve, même dans des milieux à priori rétifs à la propagande barbichue, des personnes pour espérer un radical changement de cap de la politique étatsunienne en cas d’installation d’Obama dans le trône de John Walker Bush. C’est un effet, à n’en pas douter, de ce matraquage (qui pourrait y etre insensible), mais aussi d’une totale méconnaissance de la vie politique outre atlantique. I y a un travers très frequent quand on parle des USA, c’est de voir la politique américaine avec des lunettes francaise ou européenne. En schématisant, il y aurait les républicains, conservateurs, de droite, racistes… et les democrates, la gauche, forcèment progressistes, du moins moins pire que la droite. Ouais, sauf que c’est pas çà du tout, mais alors pas du tout du tout. Déjà en france, considerer que la gauche (le PS et ses alliés) seraient “moins pire” que la droite, ce se discute, hein, en tout cas c’est pas du tout mon avis. Mais les notions de “droite” et “gauche” aux states, çà n’a pas du tout le même  sens que dans nos contrées. En effet, par chez nous, même si on du mal à le croire aujourd’hui, le P”S” plonge ses racines dans le mouvement ouvrier révolutionnaire. Sisisi, il fut un temps ou les dirigants du parti socialiste (section francaise de l’internationale socialiste) pronait la révolution, l’expropriation de la bourgeoisie, etc….

Pas de çà aux Etats Unis, ou Democrates et Républicains sont deux partis du Big Businness, et l’ont toujours été. C’est par exemple un président républicain (Lincoln) qui à decrété la fin de l’esclavage, ce qui représentait l’interet historique des patrons d’industrie des Etats du nord contre ceux des propritaire fonciers des Etats du sud. Cela explique que pendant longtemps, les noirs américain se reconaissaient majoritairement dans le parti républicain. A contrario, il y a eu des floppées de gouverneurs, sénatuers, maires democrates de villes du sud qui ont nalimenté le racisme le plus crasse. Bref, le GOP (Grand Old Party, les republicains) et Democrates sont avant tout deux écuries éléctorales pour les fils de bonnes familles qui veulent faire carrière dans la politique. Bonnet blanc et blanc bonnet aurait dit l’autre.

Maintenant, sur la propagande pro-Obama. Qui, en France, connait vraiment les propositions, le passé politique, l’entourage de Barack Obama? Pas grand monde. ET c’est bien normal. Les médias sont prosternés aux pied de la nouvelle idole, comme une vulgaire star du showbiz. On nous dit qu’Obama est un farouche opposant à la guerre impéraile de Bush en Irak. On se dit “chic, v’là un président qui va arreter de faire la guerre au monde entier”. Que neni. Obama veut retirer les troupes d’Irak… pour mieux les envoyer en Afganistan, voire au Pakistan (Au passage, toujours un peu plus prêt de la Chine qui est le vrai adversaire dans la ligne de mire des stratège américain).

Obama serait l’icônes en vrac: des pauvres, des noirs, des latinos, des jeunes et de diverses minorités qui auraient fait son succès en se mobilisant financièrement pour sa campagne. Là aussi, c’est faux, archi faux. L’image de la campagne Obama fiancé à coup de billets de 5 dollars par “l’amérique d’en bas”, c’est un des meilleurs coup de pub de l’équipe de communication, du Staff Obama. Le Washington Post vient d’ailleurs de lever le lièvre. Lire à ce propos l’article de Bakchich, c’est assez éclairant. La réalité est beaucoup plus crue: Obama est soutenu par quasiment toute les hautes sphère de l’industrie et de la finance US. Les organes du grand capital que sont le Financial Time, Business Week et bien d’autres ne s’y sont pas trompés, ils appellent tous à voter Obama. Obama à voter quasiment toutes les mesures anti sociales de l’ère Bush, ils s’opposent toujours avec la dernière energie à la création d’un système mutualisé de couverture santé universel, obéissante aux ordre du lobby des assureurs (qui financent aussi sa campagne).

Obama est également proche du plus grand spéculateur de la planète, Warren Buffet, celui là même dont je vous parlais il y a quelques jours.

Entendons nous bien, Si Obama est le candidat des grands patrons, John Mc Cain n’en est pas pour autant un bolchévick. Ce serait même le contraire.

Mon propos est plus de prévenir la désillusion qui ne risquera pas de frapper ceux qui croient qu’Obama pourait etre une alternative. Ni la population américaine, ni le reste du monde n’ont quelque chose à espérer de l’élection de Mc Cain ou Obama.

Cela peut paraître un peu désespérant, mais mieux vaut garder les yeux ouvert dans ces temps troublés.

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François Ruffin : « Il se déroule un bras de fer entre le Capital et le Travail, la force du premier qui fait plier le second. »

 

Dans un précédent billet, je vous parlais du dernier bouquin de Francois Ruffin.

Je ne l’ai toujours pas lu, ce qui ne saurait tarder, mais en attendant, voilà une interview publié sur le site Article11.

Dans ton livre, tu te définis comme « un social-démocrate à l’ancienne », mais ton propos semble en réalité beaucoup plus ancré à gauche.

Le discours que je développe dans le livre, celui qui tient pour central le conflit entre le travail et le capital, a longtemps été un discours tenu par toute la gauche, de Jaurès au Mitterrand des années 1970. Les diatribes de Mitterrand sur les « maîtres de l’argent » étaient plus violentes que les prises de position actuelles de Besancenot. Et si je remonte plus loin en arrière, Jaurès, que Peillon ou Strauss-Kahn s’évertuent aujourd’hui à présenter comme un centriste, regardait Gracchus Babeuf ou Robespierre comme les premiers émancipateurs du prolétariat français. Alors qu’ils sont aujourd’hui figures interdites…

Bref, la gauche a glissé à droite, les sociaux-démocrates sont devenus sociaux-libéraux. Ce qui, au fond, n’est pas l’essentiel. L’important, c’est ce constat : le Parti Socialiste ne parle plus de confrontation de classe. Et je pose que ce silence est une dénégation du réel : la lutte des classes existe évidemment toujours.

Ton livre s’appuie notamment sur une formule étonnante du milliardaire américain Warren Buffett : « La lutte des classes existe, et c’est la mienne qui est en train de la remporter. » C’est important, que ce soit lui qui l’énonce et pas Arlette Laguillier ?

Ce sentiment d’une guerre des classes à l’oeuvre, je le partage avec de nombreuses personnes. Mais celles-ci ont peur de l’évoquer, par crainte d’être taxées de gauchisme démagogique. Que ce soit Warren Buffett qui en parle permet en partie de passer outre cette accusation.

Plus largement : c’est toujours chez l’adversaire qu’on trouve les armes les plus contondantes. Citer Warren Buffett plutôt qu’Arlette, le Financial Times plutôt que l’Humanité Dimanche rend mon discours plus percutant. Avec une question : si même eux, gens et médias de droite, reconnaissent l’existence de la lutte des classes, pourquoi la gauche de gouvernement ne l’énonce plus ?

A la fin du livre, je cite un article du Financial Times de mai 2008, expliquant notamment que « l’inégalité de revenus a émergé comme une question politique hautement conflictuelle dans beaucoup de pays, pendant que la dernière vague de mondialisation créait une superclasse de riches ». Un article paru alors même que le PS adoptait une nouvelle déclaration de principe, aussi indolore qu’incolore. C’est révélateur.

Tu vis à Amiens, une ville ouvrière, depuis toujours, ou presque. Tu penses que ça joue dans ton analyse ?

Il ne faut pas se tromper : Amiens reste traditionnellement ancrée à gauche, mais la ville a changé, notamment à cause de la volonté de l’ancien maire, Gilles de Robien, de gentrifier le centre et d’y attirer les cadres. Mais je crois, en effet, qu’il existe un clivage essentiel entre les principaux pôles urbains français et le reste du territoire. La campagne et la grande majorité de la province sont des mondes sous-représentés, sans visibilité et qui n’exercent aucun pouvoir. Pourtant, ils existent.

Plus précisément : quand je viens à Paris, je ne rencontre pas d’ouvrier et je peux facilement croire que les usines ont disparu. Je pense que ce n’est pas sans influence sur le discours des médias et des politiques, qui résident ici dans leur grande majorité.

Il y a un oubli du monde réel ?

Exactement. Jaurès disait qu’il fallait « partir du réel pour aller à l’idéal », que c’était une nécessité politique. Aujourd’hui au Parti Socialiste, il n’y a plus ni sens du réel ni idéal. On peut prendre l’exemple de Peillon, que je cite longuement dans le livre : il a tenté de se faire élire dans le Vimeu, terre traditionnellement ouvrière, mais n’y a jamais habité, non plus qu’il n’a mis les pieds à la bourse du travail locale. Il n’a pas été élu, mais ça ne change pas grand chose : de toute façon, il truste sans cesse les médias. La démocratie médiatique a remplacé la démocratie représentative.

On pourrait citer Ségolène Royal aussi, qui a débuté très jeune sa carrière d’apparatchik, sous l’aile de Mitterrand. Au fond, le PS n’est plus rien d’autre qu’un parti d’apparatchik…

Pour revenir à Jaurès : il n’aurait jamais été si à gauche s’il n’avait pas fréquenté les ouvriers et mineurs de Carmaux. Ça lui a filé la rage, d’être aux côtés de ces gens. On est très très loin de Peillon, qui a pourtant écrit un ouvrage incroyable et illisible sur Jaurès, usant d’une grille de lecture philosophique totalement anachronique.

Tu démontres aussi comment a été gommée toute figure représentative du capital : si la lutte des classes semble obérée, c’est parce que l’adversaire n’est jamais nommé en tant que tel…

C’est frappant : on nous montre en permanence les vaincus, les victimes, qu’ils soient salariés en colère, licenciés économiques, etc… Mais il n’y a jamais personne pour dire que ce qui leur est pris profite à d’autres. Il y a pourtant un lien d’évidence, très logique, que les médias et les politiques s’emploient à rendre complexe. Ce n’est rien d’autre qu’un vaste enfumage.

Un exemple : au moment de l’annonce du plan Power 8 chez Airbus et de ses 10 000 licenciements, personne n’a dit qu’il s’agissait de délocaliser pour que Lagardère gagne davantage d’argent. Par contre, on a entendu qu’il fallait se caler sur Boeing ou que c’était un contre-coup de l’Euro. C’était des mensonges autant qu’une manière d’habiller les mots de coton, de départir la réalité de sa violence. C’est pour ça qu’il faut le dire et le redire : ce qui va en plus aux actionnaires est pris aux salariés. Toujours.

De même, quand Bernard Arnault, grand patron de LVMH et l’une des plus grosses fortunes françaises, voit son assemblée d’actionnaires troublée par l’intrusion de salariés sur le point d’être licenciés [4], il ne dit pas les choses, botte vaguement en touche. Quand, comme lui, on a pour soi la force des choses, on n’a pas besoin d’avoir en plus la force des mots. Le silence suffit.

Tu expliques aussi comment de faux coupables en viennent à être désignés…

Cet affrontement du capital et du travail est tellement habillé de mots et d’euphémismes que les victimes de la guerre des classes ne voient plus la massue qui s’abat sur elles et se cherchent d’autres responsables. Je cite Patrick Lehingue, professeur de sciences politiques à Amiens, qui explique qu’il « n’y a pas 40 façons, pour les gens, de classer en juste/injuste. Soit c’est le riche contre le pauvre (…), soit c’est le dedans contre le dehors, les Français contre les étrangers, les jeunes contre les vieux ». A partir du moment où la gauche abandonne le conflit principal, celui des classes, ce sont les conflits secondaires qui sont réanimés. Et la droite en joue à merveille, par exemple en opposant à propos de la question des retraites jeunes et vieux, salariés du public contre ceux du privé.

Chronologiquement, cette substitution des responsables se vérifie parfaitement : en 1983 Mitterrand abandonne la dialectique de classe, en 84 Le Pen se taille la vedette à la télé et cartonne à plus de 10% des voix aux élections européennes. Il y a un lien évident de cause à effet : les gens ne se disent plus qu’ils sont au chômage à cause des patrons, mais à cause de l’arabe qui bosse en bas de chez eux…

Le livre a été publié alors même qu’éclatait la crise financière. Elle conforte ton constat ?

Bien sûr. Pendant la crise, la guerre des classes continue. Alors même qu’il injecte des dizaines de milliards d’euros pour sauver les banques, le gouvernement procède en catimini au déremboursement de médicaments pour économiser quelques millions. C’est la même chose pour le travail le dimanche… On va utiliser la crise pour justifier les réformes, ce qui va contribuer à alimenter la guerre des classes.

Rien ne change, donc. Et le PS ?

Je constate qu’avec la crise, il passe une couche de vernis anti-libéral sur son discours. Il y a quelques jours, Ségolène Royal a osé déclarer : « Depuis le temps que les socialistes disent que le capitalisme va finir par s’auto-détruire, eh bien, nous y voilà. » [5] C’est faux, bien entendu : ni elle ni ses collègues ne l’ont jamais dit… De la même façon que Strauss-Kahn n’avait jamais dénoncé « l’anarchie financière » auparavant, qu’Hollande n’avait pas non plus pointé « la faillite du système libéral »…

Je note aussi que ce discours est à nouveau marqué de l’absence d’adversaires, qu’il reste englobant et généralisateur. Il fait surtout l’impasse sur la responsabilité de ceux qui ont installé le système en cause : la libéralisation est pourtant l’oeuvre de Bérégovoy, les privatisations ont été effectuées par Jospin… Et ceux-là même qui avaient contribué à mettre en place ce système, les Lamy, Minc ou DSK, prétendent maintenant qu’ils en avaient toujours été les adversaires. Je trouve cela très inquiétant, comme si ces gens se nourrissaient de tout et de son contraire sans jamais risquer de perdre leurs places.

C’est aussi lourd d’enseignement sur notre capacité d’amnésie…

Oui, c’est comme si l’absence de pensée du PS, sorte d’animal mou qui encaisse tous les coups (21 avril 2002, 29 mai 2005, 6 mai 2007), était complètement acceptée. Il y a une amnésie permanente produite par le système médiatique contre laquelle personne ne peut lutter. Un événement chasse l’autre. La crise financière aura largement fini de faire les gros titres dans trois mois, alors même que ses effets commenceront réellement à se faire sentir. La crise est aussi un produit médiatique.

Ton bouquin, tu le vois comment ?

C’est un livre écrit à la masse, au hachoir, qui ne fait pas de détails. C’est un livre fait pour cogner, pas pour proposer. C’est une arme, qui peut moisir dans les stocks de Fayard et ne plus en sortir ou bien aider des gens à formuler ce qu’ils pensent, ce qu’ils pressentent. J’espère que ce livre sera utile aux militants communistes qui s’interrogent sur Marie-Georges Buffet, laquelle ne prononce plus jamais les mots de lutte des classes, ainsi qu’à quelques socialistes et aux militants du Nouveau Parti Anticapitaliste.

Je voudrais souligner que c’est un livre populiste, aussi. Pas au sens où ils l’entendent, mais à celui qu’en avaient les démocrates américains : jusque dans les années 1970, ceux-ci opposaient le « little guy » au « big business », une rhétorique nommée « populiste », mais sans forcément de connotation négative. Au sens, aussi, qu’en donne Le Petit Robert : « Ecole littéraire qui cherche, dans les romans, à dépeindre avec réalisme la vie des gens du peuple. »

C’est très révélateur, d’ailleurs : dans les éditos de Jacques Julliard, dans la bouche des militants des Verts ou socialistes, dans la petite bourgeoisie culturelle, le mot populisme est devenu péjoratif après que la gauche ait abandonné la référence à la lutte des classes. Comme s’il s’agissait d’en faire une insulte créant un clivage politique entre les classes populaires et la petite bourgeoisie… Moi, j’assume : j’ai un discours très clivé sur les peuples travailleurs et les maîtres du Cac 40 et je le revendique !

Pour finir, on pense quand même avec son époque… Tu sais, j’avais 18 ans en 1993. Et ça a vraiment été le creux de la vague politique : c’était la fin du communisme, les socialistes se prenaient une déculottée et se noyaient dans les affaires, les grandes idéologies s’effondraient… A cette époque, tu étais un incroyable has-been si tu parlais du rapport capital-travail. Et en toute honnêteté, je n’aurais pas écrit ce livre alors, pas comme ça.

Quinze années se sont écoulées depuis, une nouvelle histoire peut s’écrire, des mots retrouvent leur sens et leur force. Et cette évidence d’une guerre des classes en cours, que pointe Warren Buffett, que je démontre à mon tour, c’est une intuition qui traîne maintenant dans bien des têtes. Il faut ne plus craindre de l’énoncer, de nommer les ennemis, pour bâtir une gauche décomplexée. L’occasion nous est offerte : ces jours-ci, les esprits mûrissent à vitesse grand V.

PUBLIE  SUR ARTICLE11 :
http://www.article11.info/spip/spip.php ?article154

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Pour 25 000 milliards de dollars…

Dans la presse (qui ment, mais pas toujours….) on apprend que les spéculateurs ont flambé l’équivalent de deux fois le PIB des USA, et ce depuis le début de l’année. Au rythme où ca va, on imagine bien que ce n’est qu’un début. Ca donne le tournis. 25 000 milliards de dollars. Ca fait une somme, hein, tout de même. Alors, bien sûr, tout cela est virtuel. On n’imagine pas les traders de Wall Street allumer un grand feu de joie et danser la sarabande autour d’un tas de biftons verts enflammés. Tout ce passe à coup de clics et de bytes.

Ouaip.

Sauf que les conséquences, elles, elles ne sont pas virtuelles pour tout le monde.

Ben oui, ces traders, et surtout les gens pour qui ils bossent, ben ça leur fait,tout de même un petit trou dans leur budget. On imagines d’ici la scène: “Chèri, est ce bien raisonnable de faire agrandir notre chalet à Gstaad en ce môment ?”. On sort les mouchoirs, mais pas pour longtemps. Car, enfin, voilà une cause qui a su émouvoir et toucher l’âme sensible des dirigeants de la planète. 

Pour que Warren Buffet et ses potes puissent agrandir leurs chalet à Gstaad et renouveler leurs yachts, ces grands humanistes n’ont pas besoin de monter des concerts à Wembley et autres joyeuseté du Charity Bizness. 

Non, il y a bien plus simple, on continue comme on a toujours fait: On prend dans la poche de pauvres (et des un peu moins pauvres) pour mettre dans celles des riches. Il y a meme un outil idoine pour çà, les Etats.

Et oui, pour ceux qui avaient encore quelques illusions sur la nature des états, c’est un triste réveil. Alors qu’au nom du “serrage_de_ceinture_nécessaire” ils suppriment des emplois socialement utiles, qu’ils traquent  les chômeurs, culpabilisent les retraités, dans le même mouvement, ils trouvent dans “les caisses vides” des centaines de milliards d’euros, de dollars, de livres, yens… pour voler au secours des requins de la finance.

Et ce pognon, c’est directement dans nos poches qu’ils le prennent, soit par l’impôts (TVA, TIPP, etc…), soit en attaquant ce qui reste de droits sociaux qu’ils n’ont pas encore eu le temps de massacrer.

Quand on ne cesse de répeter que ce système est foncièrement parasitaire, c’est pas seulement une vue de l’esprit. C’est tout les jours que les Sarkozy, Merkel, Bush et compagnies jouent les Robin des bois, mais dans l’intérêt exclusif des classes dirigeantes.

Il serait temp qu’on arrete de se laisser faire, non ? Parce qu’en face, eux, ils savent très bien ce qu’ils font.

Bon, sinon, je ne sais pas ce que vous faites le 6 novembre, mais l’endroit où il faudra être, c’est là

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A méditer, en ces temps de crises…

Warren Buffet est un des requins de la finance qui règnent en maîtres sur l’économie mondialisée. Il est même un des premiers, ayant accumulé en spéculant, une fortune de plusieurs dizaines de milliard de dollars.

Et qu’a dit Warren Buffet au NY Times le 26 novembre 2006 ?

La guerre de classes existes, c’est un fait, mais c’est la mienne, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner.

Évidemment, quand on voit “qu’en face”, ils ont une conscience aiguë de leurs intérêts de classes, on ne peut que souhaiter qu’un des ces quatre matins, la grande masse anonyme qui produit d’enormes richesses pour que “ceux là” se goinfrent, et bien cette masse anonyme voit enfin que ses intérêts de classe à elle, et au delà ceux de l’humanité, ben ce soit de virer ces parasites à grands coups de pieds au cul.

PS: Cette citation de Warren Buffet, c’est le point de départ du bouquin de Francois Ruffin, “la guerre des classes”, qui sort chez Fayard pour la modique somme de 19€. Pas encore lu, mais ca ne peut etre que rejouissant à lire en compraraison de çà.

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Bangkok, Barhein…Paris :(

Rentré depuis deux jours. C’est un peu raide.

J’aurais finalement completement abandonné l’idée de passer quelques jours à Bangkok, préférant rester à Koh Chang jusqu’au dernier moment. Alors que mon avion pour Barhein était le vendredi matin, je ne suis arrivé à Bangkok que le jeudi soir.

J’ai profité des ces derniers jours à Koh Chang pour finir mon brevet de plongée, haut la main (si on exclut le tympan percé qui me fera un joli souvenir pour les quelques semaines à venir), mais aussi pour m’offrir un nouveau tatouage, fait au bambou celui là. La technique est fondamentalement la mëme qu’à la machine, si ce n’est que la machine est avantageusement remplacé par une tige de bambou, à la pointe delaquelle se trouve une aiguille, le tout manié par des mains expertes. C’est (beaucoup) plus long, (pas mal) moins douloureux, et surtout ca ne saigne pas du tout, on peut tout à fait se baigner dès le lendemain. J’y ais passé une quinzaine d’heure, en une soirée et une journée.

 

 


Le retour comportait une étape prévu d’une dizaine d’haure à Barhein, ce fut finalement une journée complete, Gulf Air fournissant une chambre d’hôtel et les autorités délivrant un visa valable 24 heures. Pour ce que j’en ai vu, Barhein ne semble présenter aucun interêt. Il Fait facilement 38/40°C, la rue est envahie d’hommes, les seuls femmes que j’ai pu croiser étaitent couvertes de la tête aux pieds. 

Barhein

 

Bref, retour à Paris samedi 18, après un mois en Thailande. C’est un peu rude et j’ai un peu de mal à me remettre dans le bain. Seule consolation, retrouver mes gosses et ma chère et tendre dont le ventre s’est bien arrondi en un mois.

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Koh Chang (l’île aux éléphants)

Arrivé depuis jeudi à Koh Chang.

Pourquoi Koh Chang ? Mon projet initial était d’aller au Laos par le Mékong, c ‘est a dire remonter de Chang Mai vers Chang Rai, puis atteindre la frontière Laotienne et descendre le Mékong jusqu’à Luang Prapang. Ensuite j’aurais rejoint ventiane via Vieng Ven. Hors, le voyage vers Luang Prabang, c’est environ trois jours, sauf en avion, et je n’ai plus tellement de temps avant de rentrer à Paris. Et l’avion, ben c’est cher, sans compter qu’il aurait fallu payer un autre avion pour Bangkok. Soit au bas mot 12000 Baths. J’ai donc décidé de laisser tomber, du moins pour cette fois ci, le Laos et de me rapprocher de Bangkok.IMG_7625

Koh Chang donc. Le Parc National Maritime de Koh Chang est un archipel  de 45 îles au sud est de la Thaïlande, près de la frontière cambodgienne. On s’y rend en 5 à 6 heure en voiture depuis Bangkok.

Le développement du tourisme y est tout récent, puisque c’est seulement depuis 4 ou 5 ans que le gouvernement a décidé d’en faire une destination “Premium” pour les touristes internationaux et les habitants fortunés de Bangkok. Exit donc les routards qui était les seuls à s’interesser à l’île jusqu’à ce jour. Et effectivement, sur place, le développement touristique est très vite voyants: il y a des chantiers partout. Hôtels et resorts, complexes touristiques poussent de manière pas forcément heureuse. Rien d’irrémédiable pour l’instant, à part à White Sand Beach qui est une station balnéaire sans aucun interets. Lonely Beach reste, pour combien de temps encore, dominé par des guesthouses rustiques et bon marchés qui attirent les routards. Pour ma part j’ai pris mes quartier à Bang Bao, un village de pêcheur à la pointe sud de l’île, dans la Tranquillity Bay. Le village est entièrement sur pilotis, ce qui lui donne un charme incroyable, et la guesthouse où je réside, Casa Del Mar, une des plus agréable qu’il m’a été donné de tester. Un endroit idéal s’y on est à la recherche de calme. Et c’est absolument mon cas. D’autant IMG_2832 plus que je viens de totalement renoncer à Bangkok. Je m’y rendrais la veille de mon départ pour Paris, sans même avoir mis les pied dans la capitale. Là aussi, ce sera peut etre pour mon prochain voyage en Asie.

Ayant un peu de temps devant moi, j’en profite pour réaliser un rêve de gosse: je passe mon brevet de plongée (PADI Open Water Diver).

J’ai effectué mes prière plongées avant hier, et les sensations que j’ai éprouvé étaient simplement extraordinaires. Je dois finir aujourd’hui mon cursus est recevoir mon petit bout de plastique certifié.

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The Rain Forest

Je suis donc revenu hier de mon trek de deux jours dans la si bien nommée “Rain Forest”. Notre groupe était composé de 6 personnes (deux américaines, deux néerlandaises et un anglais) et deux accompagnateurs, Pong, nRadhika-19otre guide, et Bee qui conduisait notre véhicule. L’agence nous avait promis un treking dans “A non touristic area” comme il disent. Au programme: 3 ou 4 heures de marche par jours, rencontre d’une tribu montagnarde, rafting, promenade à dos d’éléphant, le tout entrecoupé d’une nuit dans la forêt.

Le trek nous amené dans la montagne à une heure de route de Chang Mai. Il a bien plu les jours précédents, la terre est détrempée. Il a fallu parfois pousser la voiture.

Une fois déposés là où commençait la marche proprement dite, la 1ere heure s’est bien passé, sans que l’on rencontre de difficultés particulières. Heure de marche qui nous a amené à une chute d’eau où on a pu faire une petite pause baignade. Par la suite, on a continuerica-53er à longer la rivière dont le courant était assez violent.

Si violent qu’une des “passerelles” que l’on devait emprunter pour traverser la rivière avait purement disparu. Le problème c’est qu’on ne pouvait pas faire demi tour et arrivé à une route avant la tombée de la nuit. Il fallait absolument traverser le rivière. Ce qu’on finalement réussi à faire à l’aide d’un bambou.

Sur l’autre rive, le chemin a vite disparu sous la rivière qui était sorti de son lit. On est donc partis à l’assaut de la montagne, escaladant dans la boue, s’accrochant comme on pouvait aux racines et aux branches. Bref, on a fini par arriver avec plus de deux heures de retard à notre camp dans la forêt, crasseux, épuisés, mais très content de l’expérience.

Les conditions d’hebergement était bien sur très sommaires, il a plu toute la nuit, et toute notre petite troupes était debout dès 6h. Vu que le rivière avait encore montée dans la nuit, on du renoncer à marcher ce jour là.

C’est donc en voiture que l’on s’est rendu à l’elephant park pour une balade à dos d’éléphant, suivi d’une descente en rafting, puis d’une visite d’un village d’une tribu montagnarde, réfugiée de Birmanie.

Radhika-237

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Violents affrontements à Bangkok.

De retour à Chang Mai après deux jours de trekking. Je raconterais bien les deux journées (très bien), mais en attendant, hier, à Bangkok, de très violents affrontements ont eu lieu entre la police et les manifestants.

D’après la police, ils n’ont fait usage que de gaz lacrymos, mais quand on voit ces images (attention, âmes sensibles evitez de cliquez sur le lien) , on a du mal à le croire.

Bref, je ne vais pas tenter d’expliquer le pourquoi du comment de la manifestation, n’etant pas sûr d’avoir tout bien compris de la situation passablement complexe, mais ce qui semble sûr c’est qu’au moins une personne est morte dans l’explosion d’une voitures et qu’il y a des dizaines de blessés assez grave. 

Il semblerait que l’armée se tienne prête à un nouveau coup d’etat, à l’image de celui d’il y a deux ans.

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